Clandestino, le Resto-Squat cosmopolite du Chef Masayuki Shibuya

Installé dans un ancien restaurant japonais de la rue Crozatier, le Clandestino a ouvert l’été dernier dans l’idée d’en faire le premier restaurant squat éphémère de la capitale. Son propriétaire argentin Marcelo Joulia a imaginé ce lieu atypique et minimaliste pour son nouveau restaurant dans le très gourmet quartier du Marché d’Aligre. En cuisine, on retrouve le jeune et talentueux Chef japonais Masayuki Shibuya. D’abord formé au Japon, il poursuit sa carrière en France passant par le doublement étoilé Mirazur à Menton mais aussi par deux des meilleurs bistrots parisiens la Gazzetta et la Bigarrade. D’abord septique à l’idée de ce squat gastronomique, j’y ai découvert l’une de mes meilleurs adresses de ce début d’année.

Premières impressions :

Pressés par la pluie battante, nous arrivons un peu avant 20h devant cette intrigante façade du Clandestino. Les vestiges de l’ancien établissement sont encore bien apparents. Nul doute que le passant distrait n’y verra rien d’autre qu’un ancien restaurant japonais en cours de ravalement. Il manquera indéniablement une sacrée bonne adresse ! Malgré notre avance, nous sommes chaleureusement accueillis dans ce lieu surprenant. A fond dans le thème du resto-squat, la décoration est quelque peu loufoque mais malgré tout agréable. Au milieu d’objets anciens à consonance asiatique, nous prenons place sur l’une des tables certes rudimentaires mais finalement confortables. On appréciera également le calme des lieux et la présence de quelques tables pour 2 un peu à l’écart.

La Carte :

Le midi au Clandestino, pour 22.20 €, vous avez le choix entre de 2 entrées, 2 plats et 2 desserts. Le soir, le menu est unique et comprend, pour 44.40 €, 1 amuse bouche, 2 entrées, 1 poisson, 1 viande, et 1 dessert. Le Chef propose ainsi toute l’année des plats différents en fonction des saisons et de ses envies.

Visités début avril, nous avons eu droit à un menu autour des fleurs à l’occasion de l’Hana Matsuri, la Fête des Fleurs bouddhiste au Japon. Ce menu nous est expliqué avec détail et passion par un personnel remarquable de gentillesse et d’attention tout le long de la soirée.

Les énoncés de la carte nous laissent rêveurs avec des associations plutôt inédites. Alors que le Velouté de panais et crème de café interpelle, les Asperges, sabayon passion nous font saliver d’avance.

De son coté la carte des vins est restreinte mais assez variée. De part les origines du propriétaire, vous y trouverez quelques vins argentins mais aussi des classiques de Bourgogne comme ce Savigny les Beaune 1er Cru 2007 du Domaine Simon Bize. Les prix sont bien contenus et tout à fait raisonnables.

Le Repas :

Le dîner débute par un étonnant Velouté de panais, crème de café et pistaches. Contre toute attente et malgré une légère surdose de crème de café, l’association fonctionne à merveille. L’onctuosité du velouté y est sans doute pour beaucoup dans la réussite de ce généreux amuse-bouche.

Au programme des entrées, Maquereau saisi, glace à l’oignon, radis mariné, menthe, fleurs de capucine et Asperges sautées, sabayon passion, olives, oseille, haddock, fleurs de bégonia. Les saveurs de ces deux assiettes nous ont plongé avec gourmandise dans l’univers créatif du Chef. Alors que les associations semblent complexes sur le papier, elles se révèlent en réalité très bien trouvées. On prend soin à chaque bouchée de ne rien oublier des nombreux ingrédients pour profiter pleinement de toute la magie de ces compositions. Impossible pour moi de laisser quoique ce soit allant jusqu’à picorer les dernières billes de citron caviar et faire une touquette (comme disent les ch’tis) avec mon sabayon passion !

Les deux plats, Lotte, brocolis, shiitake, fromage frais, poutargue, pousses de moutarde et Bavette, pommes de terre, condiment échalotes, endives, fleurs de bourrache sont sans doute plus classiques dans la construction. En revanche, on admire la générosité des portions et l’impeccable réalisation des assiettes. Aussi bien la Lotte que la Bavette sont parfaitement cuits et les petits condiments qui les accompagnent font de la dégustation un moment singulier et jouissif.

Le dessert est toujours un moment difficile pour un Chef de cuisine seul à la barre d’un restaurant. Avec cette Crème au chocolat, glace au potiron, citron confit, fleurs de pensée, le jeune Chef vise juste avec un ensemble harmonieux et

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frais, idéal en cette fin de repas. J’ai lu par-ci par-là que le point noir de ce restaurant était la frugalité des desserts. En ce qui me concerne, il n’en est rien. Alors que je n’avais rien avalé de la journée et que je ne suis pas le dernier des gourmands, j’ai fini ce repas bien repu !

Je n’ai définitivement que des compliments à faire à l’issue de ce dîner au Clandestino. Du service irréprochable à la cuisine inventive et goûteuse du Chef, tout est réuni pour une excellente expérience culinaire !

Bilan :

Faut il y aller ? Oui et sans attendre. Le Clandestino mérite vraiment d’être reconnu comme l’une des meilleurs tables du quartier. Profitez en avant que trop de monde soit au courant et surtout avant que ce resto éphémère ferme ses portes.

Avec qui ? Pour un dîner à 2 ça marche très bien mais aussi en petit groupe.

Y retourner ? Déjà deux fois pour moi. Même si je suis censé freiner mes fréquentations de restaurants à Paris, j’essaierais de glisser quelques passages au Clandestino de temps en temps.

La clientèle ? A l’image du quartier, très diverse et surtout pleinement décontractée.

C’est cher ? 22.20 € le midi et 44.40 € le soir, des prix pas tout ronds mais bien trouvés pour un rapport qualité / prix excellent.

Et les toilettes sont propres ? C’est pas le point fort du resto mais c’est propre.

Informations :

Clandestino
8 Rue Crozatier – Paris 12ème
Métro : Reuilly-Diderot
Tél. : 09 80 68 08 08
Ouvert le midi et le soir du Mardi au Samedi.
www.clandestino.me

 

 




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