Conseils pour prévenir l’éjaculation précoce et la dysfonction érectile

Populairement connu sous le nom d’impuissance, le dysfonctionnement érectile affecte plus de 12 pour cent de la population masculine, selon l’étude épidémiologique du dysfonctionnement érectile masculin, causant l’incapacité de maintenir une érection pendant une relation. En outre, selon l’étude démographique sur l’éjaculation précoce, 43 pour cent des hommes ont une éjaculation précoce, c’est-à-dire qu’ils sont incapables de contrôler le réflexe éjaculatoire sous un niveau d’excitation sexuelle.

La dysfonction érectile est une maladie cardiovasculaire causée par une mauvaise irrigation sanguine du pénis. Pour cette raison, Rafael Prieto, président sortant de l’Association espagnole d’andrologie (Asesa) et coordinateur de l’unité d’andrologie, de médecine sexuelle et reproductive du service d’urologie de l’hôpital Reina Sofia de Madrid, souligne que “tous les patients atteints de dysfonction érectile sont cardiaques jusqu’à preuve du contraire”. En outre, l’expert souligne que cette pathologie ne dépend pas de l’âge, bien que les vaisseaux sanguins s’affaiblissent avec le temps.

L’éjaculation précoce est liée au système nerveux. En fait, Ana María Puigvert, andrologue et ancienne présidente d’Asesa, souligne que “le cerveau est le premier organe sexuel”. Cette pathologie peut apparaître dès le début de la vie sexuelle du patient ou acquise spontanément. De plus, elle comporte un élément traumatisant, tant pour les hommes que pour les femmes, qui peut entraîner de l’anxiété et des troubles possibles, comme l’alcoolisme.

Recommandations possibles

Ces deux maladies ont un grand impact sur la qualité de vie des hommes et, malgré leur incidence élevée, les experts indiquent que de nombreux cas peuvent être évités en suivant ces conseils :

Mener une vie saine

Les problèmes cardiaques et l’hypertension peuvent contribuer à la dysfonction érectile, car ils conduisent à une mauvaise circulation sanguine. Chez les patients atteints d’une maladie cardiaque, la peur d’une rechute peut aussi être une cause de cette maladie.

Éviter la consommation d’alcool et de tabac

Ces substances sont nocives parce qu’elles provoquent une baisse de testostérone. “Que l’alcool ralentisse l’éjaculation est un mythe”, dit Prieto.

Ne pas essayer de s’auto-diagnostiquer

L’utilisation d’Internet pour évaluer les causes de l’éjaculation précoce peut avoir des conséquences néfastes pour le patient. Il est bien pire d’acheter des médicaments non homologués pour traiter ces maladies car, au mieux, ils auront un effet placebo.

Aller au spécialiste

Lorsque vous avez ce type de pathologie, loin de parier sur les remèdes maison et autres médicaments, Puigvert vous recommande de vous mettre entre les mains d’un spécialiste qui trouvera le bon diagnostic pour chaque patient.

Nouvelle base de données sur les deux maladies

Compte tenu de l’importance des deux maladies, Asesa coordonnera le projet PANDORA, une étude née dans le but de donner un aperçu de la dysfonction érectile et de l’éjaculation précoce chez les hommes espagnols. Les premières données verront le jour au printemps prochain.

L’objectif de ce traité épidémiologique sera de décrire les premiers symptômes et traitements à suivre dans le cabinet de l’urologue et d’offrir un diagnostic approprié, mais aussi de connaître les attitudes de la société et de la population masculine envers cette pathologie et, enfin, d’établir les recommandations permettant d’améliorer sa détection et sa prophylaxie en Espagne.

Pour atteindre ces objectifs, PANDORA réalisera des enquêtes auprès de trois publics cibles différents : la population générale, pour faire connaître ce que les Espagnols savent de cette maladie et pour établir s’il existe d’autres facteurs qui l’influencent (comme la situation professionnelle et la présence d’autres maladies, par exemple) ; des enquêtes auprès des patients pour les informer des habitudes et origines de la maladie et enfin des urologues, pour homologuer un traitement contre cette affection. Ce dernier fait est sans précédent jusqu’alors, puisque son prédécesseur, l’étude Atlas (2013), n’a posé la question qu’aux médecins de soins précoces.

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