Gastronomie Mes plus belles expériences gastronomiques avec du saint-julien

Mes plus belles expériences gastronomiques avec du saint-julien

On a parfois l’impression que le vin, si en honneur dans l’Antiquité mais aussi dans toute l’histoire de notre pays jusqu’au siècle dernier, passe de mode. Ce serait bien dommage… Il faut pourtant transmettre aux générations futures ce qui doit faire la fierté de l’Hexagone.

Or, peu de vignobles jouissent de la même notoriété, quasi extraterrestre, que le Bordelais. En son sein, les appellations reines en matière de vin rouge s’appellent margaux, pommerol, pauillac et… Saint Julien ! Il serait dommage de ne laisser ces précieuses boissons qu’aux acheteurs chinois nouveaux venus sur ce marché, alors intéressons-nous-y de plus près !

Avec quels mets boire du saint-julien ?

Parangon du bon vin rouge de garde, nec plus utra du vin de Bordeaux, le saint-julien enchaîne les qualités et les vertus. Puissance, jus, parfum, potentiel de garde, belle robe, finesse et fruité sont notamment au rendez-vous.

Ainsi, les saint-julien sont volontiers des breuvages universels et polyvalents, ce qui en fait un bel atout à avoir dans sa cave.

C’est à peu près l’ensemble de la cuisine traditionnelle française (mais aussi moins traditionnelle : la gastronomie inventive de nombreux chefs étoilés) qui s’allie à merveille avec du saint-julien. Bien sûr, les plats de résistance à base de viande seront à l’honneur : agneau épicé ou non voire mouton, gros gibiers comme la biche, le cerf, le sanglier et le chevreuil, canette ou canard, veau ou bœuf rôti, viandes en sauce comme la daube, mais aussi, éventuellement, dinde, lapin, caille ou faisan.

Naturellement, ces vins rouges de haute volée seront moins mis en lumière pour l’entrée ou le dessert, quoique avec une fin de repas chocolatée ce ne soit jamais désagréable…

Mes conseils pour choisir un bon saint-julien

Sur la rive gauche de la Garonne, confinant au médoc, le saint-julien est un vignoble de transition et modéré, si l’on peut dire, faisant le lien entre les appellations voisines. C’est évidemment une grande chance pour plaire au plus grand nombre possible de personnes.

Sachez qu’il ne faut guère se fier aux apparences : si l’appellation saint-julien ne compte aucun premier grand cru classé en 1855 et « seulement » onze grands crus classés, c’est tout simplement en raison de deux facteurs :

  • l’appellation saint-julien, à la réputation bien fondée d’excellence, est géographiquement restreinte ;
  • lors du classement de 1855, elle se trouvait aux confins des appellations concernées par cette opération « administrative » dont étaient par exemple totalement exclus le saint-émilion, le médoc et le haut-médoc.

Avec 910 hectares de viticulture, l’appellation saint-julien ne dépasse même pas 1 % de l’ensemble du vignoble bordelais ! Pourtant, cette petite part regorge de propriétés qui valent le détour, et nous nous concentrerons sur les meilleurs rapports qualité-prix que nous avons pu observer.

Si on passe sur les productions d’élite du château Léoville, l’un des grands noms locaux est le château Talbot, quatrième grand cru classé en 1855 qui ne sera cependant pas à la portée de toutes les bourses (plus de 50 € la bouteille) – alors que dire du Beychevelle et du Gruaud-Larose ? Sans recourir aux commandes en primeurs, il serait difficile d’en acquérir pour la plupart des portefeuilles. Ce n’est que par chance, et une unique bouteille, que nous avons pu savourer ce dernier.

Pour l’amateur de vin tel que nous, c’est plutôt du côté du château Lagrange (troisième grand cru classé en 1855) qu’il convient de regarder. Il y a notamment son second vin, appelé « Les Fiefs de Lagrange », qui n’est bien sûr pas donné, mais c’est tout à fait normal pour ce que l’on peut et doit considérer comme un grand vin.

Dans la même veine, il sera toujours raisonnable de s’offrir du château Lalande (moins de 30 € la bouteille). Nous avons également de très bons souvenirs avec du Port-Caillavet, tandis que les autres noms courants ou abordables de l’appellation sont Langoa-Barton (dont le nom rappelle le Mauvesin-Barton en moulis), Gloria, Ducru-Beaucaillou et Duluc de Branaire.

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